samedi 11 octobre 2008

LES EUA ET L’IMPERIUM FRANCORUM


Désormais jusqu’au 4 novembre prochain, le Saturday ce sera USA. Today, je rigolerai de cette manie bien de chez nous, même si elle ne nous est pas propre, de comparer les élections nord-américaines aux scrutins français. Je sais bien que nous avons été un grand empire mais tout de même, comparer les enjeux d’un petit pays très jacobin à ceux d’un grand état fédéral comme les EUA tient du grand n’importe quoi !

À la limite si vous tenez à comparer, raisonnez donc par l’absurde au niveau européen. D’autant plus qu’avec la construction européenne, perçue bientôt comme aussi illégale que celle d’une paillote, commence à poindre chez nous la même méfiance envers le « gouvernement fédéral » bruxellois, que celle qui existe aux EUA envers « les gens de Washington ».

Imaginez que nous ayons à voter pour un président européen et imaginez que les candidat(e)s en lice soient Ségolène Royale et Angela Merkel. Quels colistiers prendraient-elles afin d’élargir au maximum leur base européenne ?

Ségolène prendrait peut-être Tony Blair, histoire de se donner des voix au centre-droit ainsi que plus de crédibilité.

Angela se choisirait sans doute pour colistier un représentant des pays de l’Est, voire un Polonais, slave et catholique, ce qui pour nous autres bobos, ne représenterait rien, mais qui parlerait sans doute beaucoup plus à l’Europe d’en bas, agreste et chrétienne. Une stratégie qui serait sans doute méprisée depuis Paris mais gagnante dans l’ensemble de l’Europe.

Un délire pour dire que le niveau de comparaison se situe à cette échelle-là. Sûrement pas à la petite échelle française. Un niveau qui vous permettra de mieux comprendre pourquoi Barack Obama a choisi Joe Biden et pourquoi John McCAin a finalement pris la très droitière Sarah Palin, que personne n’a vu venir à part mes compères de l’eXtreme-centre... plutôt que son ami Joe Liberman, un ancien sénateur démocrate, devenu indépendant, mais resté bien à gauche notamment sur les questions d’avortement et d’union homosexuelle. Il est favorable aux deux.

D’ailleurs, au passage, si nous connaissons le nom du gouverneur de l’Alaska, combien d’entre nous, Européens, connaissons le nom du premier ministre slovaque, hongrois, polonais ou roumain ? Même en ça, Les EUA sont décidemment plus forts que nous…

SILiberman

vendredi 10 octobre 2008

CARAMBOLAGE ECONOMIQUE


Désolé d’insister mais au nom de quel Droit divin les agents économiques qu’ils soient publics ou privés échapperaient à toute régulation, seraient autorisés à se conduire en chauffards, libres de tout code sur cette autoroute à quatre voies qu’est l’Economie ? C’est qu’il y en a du monde qui roule.

Des poids lourds du Public comme du Privé, qu’il est bon de maintenir sur la voie de droite, à vitesse modérée. Des véhicules plus ou moins légers, plus ou moins lourdement motorisées et dont il convient de contrôler aussi biens les ardeurs que les tendances aux dépassements tout azimuts.

« De quel Droit... Ben, au nom des lois propres à l’économie, pardi ! » me disent certains de mes amis.

Mais oui ! Mais oui ! La physique aussi a ses propres lois. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est interdit de rouler à plus de 130 sur autoroute. Trop d’énergie cinétique en cas de collision. Un mouvement cinétique apparemment valable en économie vu les dégâts du carambolage actuel. Et oui, en toute choses, des gardes fous et des rails de sécurité sont les bienvenus.

« C’est bien joli ton code de la route, mais pour l’instant il ne sert à rien. Toute l’autoroute est sans dessus dessous. Qu’as-tu à proposer ? »

Pour les propositions sérieuses, allez donc voir mon DSK qui depuis des mois faisait le « bison futé » ou encore le seul qui a conduit notre économie européenne plutôt prudemment, sans trop appuyer sur l’accélérateur des taux d’intérêts, nous empêchant ainsi de percuter de plein fouet les véhicules qui nous précédaient. Ce grand routier de l’économie s’appelle Jean-Claude Trichet. Vous savez, il s’ agit de ce fameux directeur de la Banque Centrale Européenne que notre président et d’autres inconséquents, accusaient il y a peu de freiner la croissance. M’est avis qu’il va falloir maintenant se montrer très, très gentil avec lui.

Sinon, niveau propositions pourries, j’en ai bien une. Suivant l’infraction ou le délit routier constaté, il se trouve que vous pouvez vous faire immobiliser voire même saisir votre véhicule. En ce sens, vu qu’il n’y a pas de raison valable pour que nous soyons les seuls à payer les dégâts de nos Jackass de l’économie, je propose que l’on saisisse leurs biens immobiliers, mobiliers, les tableaux, les bijoux, tout !

Après tout quand on se retrouve à découvert fiscal ou bancaire, les huissiers sont susceptibles de débouler chez vous. Vu l’ampleur du découvert qu’ils nous refourguent, il n’y pas de raison morale qui empêche que leurs biens soient vendus aux enchères. Juste histoire de leur mettre un peu de plomb dans la tête. Putain, ce que ça peut faire du bien, un chouïa de populisme !

Je sais, c’est n’importe quoi !

Avouez quand même que de se retrouver avec sa petite caisse toute neuve dont le crédit vient à peine de commencer, au beau milieu d’un carambolage généré par des grands cons qui se tiraient la bourre sur l’autoroute à bords de sportives de location, en conduisant d'une main invisible, ça donne forcément envie de distribuer quelques grands coups de tambourin sur le tarin de ces tarés…

Honda SILvic

Addendum du 11-10-08 : En parlant de gros tarés qui ratent des virages à bord de grosses cylindrées, il y en a un, dans un tout autre registre, que je ne regretterai pas. Jörg Heider. Encore un fasciste qui est mort comme il a vécu… Stupidement ! Presque un suicide. Loué soit le poteau qui en fin de course lui ouvrit ses bras. Pardonnez-moi Seigneur mais ma compassion ne portera jamais le cercueil d’un fasciste, même « de poche ». Hep l’immonde « bête politique », n’oublie pas de transmettre mes inimitiés à Adolf.

jeudi 9 octobre 2008

L’INSTINCT PARENTAL : GÈNE DOMINANT OU BIEN RECESSIF ?


Parfois, ici ou là, vous entendrez parler de gènes dominants et de gènes récessifs. Que les marxistes se calment tout de suite. Il s’agit de génétique et non de la théorie de la lutte des classes appliquée au niveau allélique. Comment vous expliquer tout ça.

En fait certains gènes (à vrai dire allèles mais on ne va pas tout compliquer) ont le pouvoir d'intimer aux autres l’ordre de ne pas se manifester. On parle alors de gènes dominants pour ceux qui s'expriment et de gènes récessifs pour ceux qui se taisent. Au niveau des traits physiques, les gènes dominants sont ceux qui codent les couleurs les plus sombres et les traits les plus typés. Ils font taire les gènes qui codent les couleurs claires et les traits neutres. Par exemple entre un père brun au nez busqué et à une mère blonde au nez droit, on peut parier, sans trop de risques de se tromper, que leur enfant ressemblera plutôt à son père. Cependant, la nature aimant tout autant les surprises que la diversité, rien n'est joué à 100% ! Ce que confirme la sagesse populaire avec son fameux « les tares, ça saute parfois une génération ».

Du coup je me demande s’il n’en va pas de même de l’instinct maternel, paternel ou tout simplement parental (je vous expliquerai pourquoi « parental »). Notamment quand j’observe chez le quidam des comportements très récessifs. Laisser son gosse rôtir dans une voiture garée en plein soleil, par exemple. Ou dans un genre moins dramatique, laisser brailler son bébé dans un voiture pendant que l’on danse en boite de nuit, et surtout avoir pour argument ce qui suit. « J’avais l’intention de venir voir régulièrement si tout allait bien, mais comme le vigile m’a dit que toute sortie était définitive, j’ai préféré rester danser avec mes copines. C’est la faute du vigile ». Logique !

Mais pas seulement car à voir certaines intellectuelles ferrailler contre l’instinct maternel, je me demande si ce qu’elles considèrent comme une tare n’a pas sauté une ou deux générations chez celles-ci. N’est-ce pas ma chère et tendre Elisabeth Badinter. J’ai beau vous aimez comme un fou, des fois j’avoue ne pas vous comprendre. Enfin si, mais je commencerai par jouer le contrariant.

Malgré tous les progrès accomplis par notre pensée, c’est dingue comment pas mal de nos esprits n’arrivent toujours pas à connecter entre elles, deux évidences indissociables, le fait biologique et le fait culturel, n’arrivent toujours pas à assimiler ce théorème d’Einstein. « L’humain, c’est 100% inné, 100% acquis, 100% hasard ».

Il va falloir se muscler le corps calleux, mes petits cocos. Allez ! On respire ! Et une flexion ! Et re-flexion ! Vous m’en faites 100 comme ça !

En effet, à l’évidence, pour certains, nous serions des êtres éthérés, des papillons de lumière, faits de mots, voire de verbeux. Que le Verbe soit et l’homme fut, à son image. Pour d’autres c’est tout l’inverse. Nous ne serions qu’un amas de chair soumis aux lois de la matière et rien de plus.

Deux concepts qui, pour recouvrir dans le premier cas l’aire d’influence latine ou catholique et pour l’autre celle plus anglo-saxonne ou protestante, me font penser que tout ce petit monde reste englué jusqu’à l’hypothalamus dans le substrat chrétien. Les anglo-saxons voyant de la prédestination protestante partout, ce qui expliquerait en partie leur goût pour le déterminisme génétique. Les latins s’attachant plutôt aux actes ou mieux encore, à ce qui est devenu une spécialité culturelle, celle des bonnes paroles. De quoi expliquer le succès chez nous de la religion freudienne, celle-ci n’ayant fait que remettre au goût du jour le « dis seulement une parole et je serai guéri » cher aux catholiques.

Or s’agissant d’instinct maternel, le dogme de la religion freudienne est catégorique. « L’instinct maternel n’est pas inné ! Il s’agirait plutôt d’une tendance à reproduire ce qui a été donné dans l’enfance. Une femme qui a vécu avec une mère froide aura tendance à reproduire ce même schéma. » Un credo que partage mon Elisabeth Badinter quand elle récuse l’instinct maternel. Un prêchi-prêcha que je réfute à mon tour. Pour l’évidente raison que les rondeurs charnelles dont nous sommes faits sont aussi palpables que le sont devenues les rondeurs de la Terre depuis Galilée.

« Mais alors c’est quoi l’instinct maternel, gros malin ? » me demanderez-vous.

Côté instinct maternel, il va m’être difficile de vous en parler pour des raisons tout aussi charnues, situées notamment du côté de l’entrecuisse. Cependant s’agissant de l’instinct paternel, je vais pouvoir vous en dire deux mots.

Ben déjà, il ne s’agit pas d’un savoir génétique qui se réveillerait à l’instant où on vous dépose votre premier enfant dans les bras. Certes on sent bien s’exprimer deux trois intuitions que l’on écoute plus ou moins, mais on ne peut pas vraiment parler de savoir génétique. Avec un bébé dans les bras, on se sent tout aussi perdu que lui et je peux vous jurer que tous les conseils du monde sont alors les bienvenus. On se met même à rêver de ce jour où l’on pourra, comme dans le film « Matrix », se télécharger dans la cervelle tous les manuels de puériculture disponibles sur Terre.

Toutefois s’il ne s’agit pas d’un savoir génétique, je peux vous assurer que lorsque vous vous rendez compte que vous faites des trucs que vous ne feriez jamais en temps normal, vous vous dites que quelque chose s’est visiblement réveillé en vous. Ah que oui !

Comme d’accepter dans une joie tout indicible de ne quasiment pas dormir, alors que jusque-là vous pensiez tenir du loir ou de la marmotte plutôt que du lapin aux quatre heures de sommeil par jour. D’être réveillé par les gazouillis de votre nourrisson. Grands dieux que c’est bon. C’est rassurant. « Il va bien ». Que c’est doux de se rendormir à son écoute.

Dans un autre genre, prendre du plaisir à accrocher le linge de votre bébé ou tenir à passer l’aspirateur toutes les semaines pour pas qu’il évolue dans les poils que perdent abondamment vos pelotes de laines félines, sont des sensations assez insolites. D’autant plus que jusqu’à l’arrivée de vos enfants, en bon mâle, vous fuyiez les taches ménagères comme un chat peut fuir un aspirateur.

Et ce ne sont là que quelques exemples. J’en ai des dizaines qui illustrent à merveille ce basculement dans l’inhabituel comportemental. Or si ce n’est pas de l’inné, ce n’est sûrement pas de l’acquis. Personne ne m’a jamais transmis ces attitudes étranges.

Un inhabituel que l’on observe également chez les femmes et qui caractérise sans doute ce fameux instinct maternel. Faits généraux qui me font parler d’instinct parental plutôt qu’uniquement « maternel ».

Pour revenir aux aspects récessifs de nos caractères innés, si je voulais me montrer taquin, je pourrais conclure qu’après tout, peut-être que ces caractères se sont tus chez Elisabeth Badinter, ses gènes dominants faisant hurler le blabla freudien. Je ne le ferai cependant pas car je comprends parfaitement bien pourquoi elle s’arqueboute sur son dogme. Un dogme à contextualiser.

Jusqu’aux mouvements féministes, la phallocratie, aussi bien innée que transmise par l’idéologie patriarcale d’inspiration judéo-chrétienne, s’est lourdement appuyée sur l’instinct maternel pour cantonner la femme à la domesticité procréatrice. Une insistance sur l’inné qui relève de l’acquis, puisque tenant du fait culturel. Preuve encore une fois que les deux notions s’imbriquent.

Or c’est grâce à des intellectuelles comme Elisabeth Badinter que les femmes ont pu s’arracher à cette définition disons-le « domestiquée » de la femme. C’est grâce pour partie à la réfutation de cet instinct, que les femmes se sont senties libres de désirer la parentalité ou pas, le domicile ou le professionnel et bien d’autre choses.

« Alors pourquoi contrarier cette démarche ? » Parce qu’il se trouve juste que l’on ne construit rien de durable sur un mensonge.

D’autant plus quand on ne comprend pas que le problème n’est pas l’inné mais parfois la construction culturelle que l’on bâtit dessus. Si nous sommes également des êtres de culture c’est parce que la culture a pour fonction de réguler ou d’accentuer l’inné. Or jusqu’à présent, ni le système culturel patriarcal, ni le système culturel matriarcal n’ont régulé cet inné parental de façon assez harmonieuse à mon goût. Vous ne voyez pas où je veux en venir. C’est normal. J’y viens.

Je rappelle en effet à mon Elisabeth Badinter que le cadre culturel donné à l’instinct maternel n’a pas toujours été patriarcal ou phallocrate. Avant que le patriarcat indo-européen, accentué par le christianisme, ne règne, nos déesses étaient des mères. Des bonnes mères aux rondeurs bien soulignées. Les détentrices du pouvoir divin de vie, et sans doute aussi de mort, étaient les femmes. Elles étaient sans doute non seulement les déesses du foyer mais aussi les prêtresses de la cité. La maternité devait être source de pouvoir et non d’asservissement.

En ce sens, je parierai même que les époux, surveillés par les frangins de sa femelle, devaient se retrouver dépouillés de toute autorité domestique. Devaient se retrouver plus généralement cantonnés à des activités de bras armés de la Vulve. La guerre et la chasse bien loin du feu sacré. Des jouets entre les mains de la déesse de la vie. Des jouets, des outils. Peut-être une explication au retour de bâton, lorsqu’ils ont plus ou moins compris tout cela.

La place de la femme était-elle plus enviable ? Je ne sais pas. Peut-être que l’instinct maternel divinisé était plus facile à vivre que lorsqu’il est devenu domestiqué.

Et celle de l’homme ? Entre l’absence d’autorité en son foyer et un autoritarisme ne permettant pas plus l’expression de son instinct parental, je ne vois pas lequel est préférable.

Non, décidemment, j’aime bien l’idée de pouvoir donner libre cours à mon instinct parental, de laisser mon inné s’exprimer, de pouvoir dorloter la vie au creux de mes bras, à ma mâle façon sans doute, à ma façon quand même. J’aime bien l’idée d’un contexte culturel où la femme ne se résume pas à un ventre et l’homme à une trique, où chacun peut chercher sa place au mieux de ses dispositions naturelles. J’aime bien l’idée aussi d’un cadre culturel harmonieux, où l’on ne culpabilise pas les individus qui ne désirent pas devenir parents et où l’on ne rend pas coupable non plus ceux qui considèrent le fait d’être parent comme la plus belle chose au monde.

Et oui, nous sommes des êtres de chair, aux dispositions naturelles générales comme particulières, mais aussi des êtres de culture aussi bien familiale que sociétale. Avec de l’inné on peut faire de bon comme du mal acquis. Avec du mal acquis on peut pervertir de l’inné pas trop mauvais. Personnellement, je préfère que l’acquis laisse s’exprimer ce qu’il y a de meilleur dans l’inné et fasse taire le pire. Donnant ainsi aux mèmes (fait culturel comme entité « vivante ») un rôle dominant-recessif équivalent à celui des gènes.

Pour conclure je ferai dans le pontifiant. Car j’ai quand même envie de dire que ce n’est pas en niant nos déterminismes que l’on avance. Mais plutôt en les examinant puis en essayant de les corriger ou de les faire fleurir grâce à la loi et la culture.

Notre Moi est un marin qui navigue comme il peut entre nos antagonismes. Il n’avance sûrement pas en faisant fi du vent et de la mer. Il les prend en compte. Il se sert même des étoiles. Il lui arrive aussi parfois qu’à force d’observations et d’essais, il réussisse à se fabriquer une voile qui lui permet de naviguer contre le vent.

Voilà ma chère Elisabeth. Nom d’une Venus de Lespuge, ce que je peux vous aimer…

Venus de lausSIL

mercredi 8 octobre 2008

mardi 7 octobre 2008

DE LA VERITABLE EXCLUSION SCOLAIRE…


En général dans la vie, quand ça « cut » ça « cut ». On peut même dire que ça commence très tôt. Aussi quand on coupe le cordon ombilical juste après votre exclusion du ventre maternel, il n’y a pas de retour possible. Coupé c’est coupé.

Plus sérieusement, quand on divorce, il n’y a pas de mesure « d’exclusion internée » ou de séparation « intra-muros » qui soit prévue dans le contrat de mariage. Et plus sérieusement encore, quand on commet une faute chez son employeur, celui-ci ne réunit pas une commission disciplinaire ou éducative afin de chercher collectivement à ce que le salarié fautif « retrouve à l’intérieur de l’établissement un comportement d’utilité collective ». Je pourrais multiplier les exemples à l’infini, jusqu'au "final cut". Voici la réalité. Une réalité dont s’exclut l’école.

Notamment lorsque le ministre Darcos nous annonce, en même temps que son projet de « code de la paix scolaire », vouloir « faire en sorte que l'exclusion soit abandonnée ». D’après lui, il « faut au contraire qu'un élève qui se marginalise ne soit pas exclu mais qu'il soit ramené aux règles de la vie en collectivité - par exemple qu'il puisse, par des travaux d'intérêt collectif à l'intérieur de l'établissement, retrouver un comportement d'utilité collective ».

Rien de bien nouveau cela dit, puisque depuis de nombreuses années tout « encourage » les chief-molles d’établissement à ne pas exclure, à ne pas sanctionner, à faire dans le maternage schizophrénique.

Entendons-nous bien, qu’entre le tout ou rien, il puisse y avoir tout un tas de possibilités offertes, soit, je ne couperai pas à cette règle de bon sens. Sauf que là on est carrément dans le rien. Or du rien au nihilisme, comme le dirait l’autre, un rien nous sépare. Toute exagération mise à part, la véritable exclusion dans cette histoire demeure bien celle qui consiste à s’exclure d’une réalité dans laquelle nos gamins devront bien finir un jour par évoluer.

Une réalité dans laquelle souhaitent rester pas mal de parents d’élèves.

Ce faisant puisque l’école publique ne tient décidemment plus à mettre certains élèves et leurs parents terribles devant leurs responsabilités éducatives, y compris par un « ça suffit » on ne plus clair notifié lors d’une exclusion scolaire, les parents qui refusent que ces gamins abandonnés à l’impunité puissent pourrir les leurs, finissent par réagir très logiquement. Ils retirent leurs gosses de cette école pour une école privée apparemment plus au fait des réalités.

C’est logique. Puisque l’école publique cajole les cancres, autant chercher une école qui soigne le travail scolaire.

Avec pour conséquence, à terme, que ces parents refusent de payer des impôts pour une école de cancres. Et oui, à favoriser le merdier on finit par induire le « chacun sa merde ! »

Comme cette perspective m’emmerde profondément, je ne ferai pas dans la démagogie profophile qui m’est habituelle. Je dirai « chers enseignants, tout comme vos ministres, vos chiefs-molles d’établissement, tous ces crétins de parents d’élèves, vous êtes entièrement responsables, voir plus responsables encore, de la déliquescence de l’école publique. À quand le sursaut ? »

Remarquez, je m’emporte, je m’énerve, comme si j’étais surpris, alors qu’au fond, franchement, à quoi pouvais-je m’attendre d’autre de la part de ces représentants d’une génération qui adolescente a dansé, lors de ses « Boums », sur « dreams are my reality »…

SILalutte des salles de classes…

lundi 6 octobre 2008

40 ROSES POUR 40 ANS DE FEMINISME


Faisant suite à la série Grossesse Pour Autrui et puisque l’on fête cette année 4O ans de féminisme, les deux prochaines semaines seront en grande partie consacrées à cette question. 40 ans, bientôt l’âge de la ménopause, soit l’heure d’un premier bilan. Les femelles vont adorer (!)

Pour commencer, étant donné que vous nous en faites voir de toutes les couleurs, voici un bouquet de 40 roses… de toutes les couleurs ;-)

SILarose l’important !

dimanche 5 octobre 2008

DU SALON DE L’AUTO Á CELUI DE LA DIPLOMATIE

Honda ya pas mieux
Vidéo envoyée par MIGDALASSOCIATION

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas apocalypsophile qu’il faut pour autant polluer à tout va. Par conséquent, en attendant l’optimisation des models électriques, à air ou à eau, investissez donc dans une voiture à propulsion hybride.

Si en plus elle vous permet de conjuguer l’engagement écologique à des soucis plus géopolitiques, que demandez de plus… à part une Civic. Bon salon de l’automobile.

« Contre la Terreur et pour la Planète roulez hybride »

SILvic hybride

samedi 4 octobre 2008

LE PROGRAMME DE BARACK OBLAHBLAH, OUPS, OBAMA


Ce fut dur, tendu, voire ardu, j’ai dû payer de ma personne mais cela en valait la peine. Au bout d’une longue enquête sous couverture, Sil, votre pingouin reporter favori a réussi à approcher la table de chevet de notre Barackounet. Un lieu où il tenait secret son véritable programme présidentiel. Le voici enfin étalé devant vos yeux. La première page concerne l’économie. Et oui, blah ! blah ! blah ! blah ! blah ! Soit Barack Obama défini en quatre lettres…

SIL renvoyé special

vendredi 3 octobre 2008

LA PROMESSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Dans la catégorie « Témoins de Jéhovah apocalypsophiles » il y a une espèce toute particulière qui me chauffe, faute de plus, au moins les oreilles. Les Témoins de Gaïa, soit les écologistes avec leur « réchauffement climatique global » censé transformer la Terre en Enfer. À l’évidence l’Eglise n’a pas rôti toutes nos vilaines sorcières amatrices de champignons et autres hystériques à vocation agreste (!) Leurs rejetons bourgeonnent encore.

Pourquoi je m’énerve ? Parce que je me les pèle ! Il n’y a pas un jour sans que je grommelle dans ma barbe, que je laisse pousser dans l’unique but de me réchauffer, mon désormais célèbre « Tempus Merdus ».

À moins que « le réchauffement climatique global » ne soit qu’une promesse électorale de plus. Une promesse encore une fois non tenue. Tempus Merdus ! Tempus merdus ! Tempus merdus !

SILex à feu

jeudi 2 octobre 2008

LES CONSEILS DU CONSEILLER NEMO : FLUIDIFIER LES LIQUIDITÉS


Après avoir un temps débordé, voici que la mare à requins de la Finance se retrouve à sec. Comme ils se sont enlisés dans la boue jusqu’aux fentes branchiales, il incombe désormais au menu fretin d’éponger ce bourbier, histoire de pouvoir amorcer la pompe qui remettra nos gros poissons à flot sans qu’elle risque de se boucher. Un labeur écaillant et une note particulièrement salée à régler.

Du coup, je me dis que je quitterais bien ces hauts fonds mal fréquentés vers les profondeurs plus sereines de l’Océan, avec pour slogan à l’attention de ceux qui m’aiment mais qui hésitent à me suivre…

« Si vous ne voulez pas vous retrouver à sec, investissez l’Océan ; à certaines profondeurs, on n’y manque jamais de liquidités. Si le travail vous paraît harassant dites vous qu’à labourer l’Océan on récolte toujours des fleurs. Un investissement à long terme. »

Que voulez-vous, étant donné que tout le monde brasse beaucoup d’air dans cette affaire, il n’y avait pas de raison que je ne fasse pas de même avec mon élément, le seul qui semble manquer à toutes nos baudruches. Je vends ! je vends !

SILure de la Fosses de Mariannes

mercredi 1 octobre 2008

DE FIL EN FIL : QUI EST LE SIL ?


Le SIL est double, le SIL est triple, le SIL est tout. Acclamez-le ! Comme tous les super héros, le SIL a une face diurne, le Syndicat de l’Ironie Libérée. En tant que tel, il se moque, il titille par amour de la France et désir d’éternité démocratique. Mais le SIL a aussi une face nocturne. Il est la Super I-heros League. Sous cette forme, le SIL opère sur le Net. Il est la Ligue des super-héros électroniques.

Il y compte par exemple le « Surfeur d’Argent », héros condamné à parcourir l’inframonde numérique à la vitesse du mega-bit ou plus récemment Automan. Ce héros numérique qui vient de nous rejoindre sera chargé de matérialiser tout ce que le SIL tapotera sur son clavier.

Son plus grand représentant reste cependant Spider-Iman, le super héros qui jette ses toiles sur la Toile, afin de mieux sauver le monde. Et oui, rien que ça ! Je suppose que vous voulez connaître son repère secret ?

Puisque vous le valez bien, sachez que le repère secret du SIL se situe quelque part sur les îles Kerguelen, quelque part… Je ne vais pas non plus tout vous révéler tout de même ! Voici pour son portrait physique. Qu’en est-il de sa pensée, qu’a-t-il dans la tête ?

Apprenez que le SIL a tout dans la tête, l’Europe, le Monde, l’Univers. Oui, le SIL est tout, le SIL n’est rien, c’est dire à quel point il est tout. Oui, le SIL est mégalo mais le SIL est aussi la modestie incarnée. Il est d’ailleurs champion intergalactique de modestie. D’aucuns vous diront que le SIL ne se prend pas pour de la merde. Ils ont raison mais doit-on préciser que le SIL est à l’œil ce que le poil de cul est à l’anus. Or le SIL n’est pas un poil de cul. Le SIL est génial.

Oui le SIL est tout mais avant le Tout, le SIL a la France en tête, la France et les Français. Le SIL est patriote ou plutôt dans sa version de gauche non-phallocrate, Matriote. Le SIL aime la langue française. Par contre le SIL nie à la convenance bourgeoise le monopole du bon parler, du bien écrire, du vrai Français. Pourquoi ? Parce que le SIL est fils de paysans, enfant de l’aristocratie ouvrière, un pécore fier de l’être, un mange merde. C’est d’ailleurs parce qu’il en connaît le goût, qu’il peut arguer de ce qui est moins merdique pour la République. Cette filiation fera du SIL un être fin, grossier, abrupt, nuancé, beauf comme bobof. Le SIL est donc le Peuple.

Toutefois, si le SIL est enfant du petit peuple, il emmerde le populisme, le paternalisme aussi bien de gauche que de droite. À quoi cela se verra ?

Au fait que si le SIL tape parfois sur nos représentants et surtout sur nos candidats, le SIL tapera plus fort encore sur le Peuple parce qu’il n’oublie pas que le pouvoir procède « du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple ». Et puisque la source du pouvoir réside dans le Peuple, il est normal que la source du pouvoir soit la plus titillée. Ne serait-ce parce que les représentants du Peuple sont à son image.

C’est pour cette raison que le SIL souhaite une représentativité nourrie par un Peuple éclairé par les savoirs, tous les savoirs, le goût du pluralisme, éclairé par le sens de notre devise « liberté, égalité, fraternité ».

Le SIL prône que seul les savoirs élèvent l’Homme contrairement à l’accumulation de biens ou de désirs, exempte de sens. Le sens est pour le fait que l’accumulation de biens doit et peut participer à l’élévation spatiale de nos sociétés, si cette accumulation est pensée. Cependant le SIL n’est pas scientiste puisqu’il sait bien que le Savoir n’est pas un but mais un chemin.

Le SIL ne croit pas dans les utopies et autres solutions miracles. Il établit et affirme l’évidence que seul un système complexe est apte à gérer la complexité humaine et que ce système « quantique » s’appelle la République, une démocratie représentative, avec des hommes et des femmes chargés de réfléchir à plein temps, sur les questions qui importent à nos sociétés...

Vive le SIL ! Vive la République ! Vive la France !

aSIL Talon