vendredi 30 avril 2010

Tensions au sommet : une proposition vraiment indécente


- Combien pour passer une nuit avec ta femme ?
- Contrairement à la tienne, ma femme n’est pas Russe mais Italienne.

- Et alors ?
- L’Italienne ne s’achète pas, c’est elle qui se donne…

- Je ne comprends pas !
- M’étonne pas ! Disons que L’Italienne véritable, c’est comme l’art antique, c’est inestimable…

SILvio « ritalophobe à ses heures » ;-)

jeudi 29 avril 2010

Le centre a vraiment besoin d’un réel nouveau centre


Monsieur Aziz Senni, secrétaire national aux entreprises du Nouveau Centre, a réagi dimanche dernier fort mal (voir article ci-après) à l’éventuelle privation de nationalité pour le désormais célèbre barbu (la gueule d’amour ci-dessus) soupçonné de polygamie et de fraude aux aides sociales. Il trouve cela anormal car « au nom de la République, nous condamnons l’idée même de pouvoir priver un citoyen de sa nationalité ». Selon lui, « Notre pays serait (alors) officiellement composé de deux types de citoyens, ceux que l’Etat peut destituer de leur identité et les autres ».

Au-delà des questions de mise en oeuvre de la mesure de perte de nationalité, quasiment impossible tant que l’on n’adaptera pas nos lois à un ennemi (l’islamiste) parfaitement au fait de toutes les failles de notre système légal, que Monsieur Senni permette au centriste que je suis de lui signifier mon désaccord de principe.

En effet, Monsieur Senni, quoi de plus normal qu’un « type de citoyen », celui composé tout simplement de personnes (quelle que soit leur origine réelle ou supposée) s’évertuant à ne pas reconnaître et respecter nos lois, soit privé de notre nationalité puis expulsé. Quant au problème qui, au fond, vous taraude, celui du possible constat faisant qu’il y aurait plus de Français d’origine maghrébine ou de musulmans parmi ce « type de citoyen », ce problème demeure avant tout le leur, comme celui de ceux qui s’en sentiraient solidaires.

Personnellement, à supposer que je réagisse de façon communautaire, si un connard issu de ma soi-disant communauté portugaise se faisait renvoyer à grands coups de pied au cul au Portugal, au lieu de me sentir stigmatisé, et bien j’en serais très content, car il cesserait ainsi d’être une tache pour « ma » communauté. Oui que les connards de tous poils, ennemis de mon pays, la France, aillent se faire foutre.

Je suis d’ailleurs fort étonné de ne jamais entendre ce genre de raisonnement dans la bouche de nos « anti-stigmatisation ». Un étonnement pudique n’ayant pour fonction que celle de cacher un certain raz le bol de tous ces gens qui s’estiment stigmatisés parce qu’ils préfèrent se sentir solidaires des gredins issus de leur communauté d’origine plutôt que de leur communauté nationale. Au passage, j’aimerais bien que ces gens-là s’expliquent un jour sur cet étrange réflexe.

En conclusion, cette réaction de l’un des cadres du Nouveau Centre démontre par ailleurs que ce pays a besoin d’autre chose que d’un centre mi-figue mi-raisin, source supplémentaire d’eau tiède.

ClemenSIL

Destitution de nationalité « pas légale » AFP-Figaro 25/04/2010

Un responsable du Nouveau Centre (NC) a condamné aujourd’hui « l’idée même de priver un citoyen de sa nationalité » suite à une menace en ce sens du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux contre un homme soupçonné de polygamie et de fraude aux aides sociales.

Le suspect était par ailleurs le conjoint d’une femme verbalisée pour conduite en niqab. « Si ces accusations sont vérifiées, nous demandons que les sanctions prévues par la loi soient appliquées, fermement. La législation en vigueur ne prévoit pas de destitution de nationalité dans ce genre d’infraction à la loi », affirme dans un communiqué Aziz Senni, secrétaire national aux Entreprises au NC. (pour en savoir plus...)

« Accusations : Liès Hebbadj contre-attaque » par Flore Galaud pour Le Figaro le 29/04/2010

Une affaire encore loin d’être terminée. Liès Hebbadj, concubin de la femme qui conteste un PV pour avoir porté un niqab au volant, va porter plainte pour diffamation contre le blog d’ex-compagne. Comme le révélait Le Figaro, cette jeune femme, Nina Gomez, qui se présentait sur son blog comme une épouse répudiée, l’accusait notamment de «maltraitance» et de «vente de jeunes filles».(pour en savoir plus...)

Kouffarces et attrapes : « le Coran, avec moi, c’est très simple, de ses versets sataniques, j’en fais des confettis halals »


Le recyclage appliqué au petit livre vert

Au royaume de Bahreïn, une femme risque un an de prison supplémentaire pour avoir déchiré un exemplaire du Coran. C’est le personnel du Centre pénitentiaire de Dry Dock, où elle purge déjà une peine d’un mois pour avoir insulté des policiers, qui l’aurait surpris en train de jeter des pages du Coran à la poubelle. La femme reconnaît les faits et affirme ne rien regretter. CoRock ‘n’ Roll… (source : Gulf Daily News)

mercredi 28 avril 2010

« No Comment », hymne officiel de l’équipe de France pour le mondial 2010 (!)



Nouveau rebondissement dans l’affaire « en route pour la croupe du monde 2010 ». Voici l’hymne officiel qu’aurait choisi Raymond Domenech. « No comment » de Serge Gainsbourg.

Couplet de Frank Ribery : « Si j’ai quoi, affirmatif, et quoi d’autre, no comment ; si je baise affirmatif, quoi des noms, no comment ; des salopes, affirmatif, des actrices, no comment ; des gamines, affirmatif, de quel âge, ooh ooh ooh. »

Couplet de Karim Benzema : « Si j’ai quoi, affirmatif, et quoi d’autre, no comment ; si je bande, affirmatif, pour qui ça, no comment ; pour des putes, affirmatif, et qui d’autre, no comment ; brunes, blondes, affirmatif, et rouquines, ooh ooh ooh.»

Couplet de Sidney Gouvou : « Si j’ai quoi, affirmatif, et quoi d’autre, no comment ; si j’assure, affirmatif, quoi tout seul, no comment ; d’la technique, affirmatif, du doigté, no comment ; self control, affirmatif, comment ça, ooh ooh ooh. »

Toute l’équipe en choeur : « si j’ai quoi, affirmatif, et quoi d’autre, no comment ; si j’ aime, ça affirmatif, quel côté, no comment ; peut importe, affirmatif, c’que j’ préfère, no comment ; obsédé, affirmatif, sexuel ooh ooh ooh… »

mardi 27 avril 2010

Petit haïcoup familial : Salazar, un grand homme de lutte…


Petit complément aux billets des 23 et 25 avril : avec le genre de plaisanterie suivante, qu’il aimait parfois chanter à ses petits camarades, mon grand-père aurait pu se retrouver dans l’un des camps du régime salazariste, notamment celui de Tarrafal, dans l’archipel du cap vert, où la PIDE, la redoutable police politique du régime, aimait y développer l’art de torturer les opposants politiques (voir le documentaire « 48 » de Susana de Sousa Dias). Mais bon, chez les Fernandes, on ne se refait pas. Le totalitarisme, quel qu’il soit, on déteste décidément beaucoup trop ça pour la fermer. Mais trêve de bavardages. Voici le petit couplet, de sa composition, que mon grand-père aimait fredonner :

« Jesus et Salazar furent deux hommes de lutte,
Jesus, fils de Marie ; Salazar, sale fils de pute
»

Sil Fernandes "Boarinha"

lundi 26 avril 2010

Mahomet est dans le CACAH (parce que la meilleure réponse au totalitarisme islamique demeure la riposte systématique)


Tous à vos crayons ! À l’initiative de Molly Norris, une caricaturiste de Seattle, le 20 mai prochain sera décrété « journée où tout le monde dessine Mahomet ». Une initiative qui fait suite aux menaces adressées dernièrement par un groupe islamiste aux producteurs de la série South Park et à la censure d’un épisode présentant Mahomet par la chaîne Comedy Central.

S’opposant au climat de peur que ce genre de menaces vise à installer, Molly Norris précise que « c’est le travail d’un dessinateur d’être politiquement incorrect. » Par conséquent elle invite tous ceux qui le souhaitent à rejoindre le CACAH, le « Citizens Against Citizens Against Humor ». (source : my northwest)

Une initiative que je salue et à laquelle je me joins. Moi, dès qu’il s’agit de mettre le nez d’Allah sur son caca, je suis toujours partant. Ça va chier !

SILidim le Magnifique


Quant aux caricaturistes en toc, qui n’auraient pas envie de se mesurer au totalitarisme islamique, ils n’ont qu’à continuer de dessiner le pape, une activité à haut risque, hautement rebelle, et particulièrement rock&roll, comme chacun sait. Succès assuré !

dimanche 25 avril 2010

Le 25 avril, ma journée des oeillets (Grândola vila morena)



Le 25 avril 1974 à 00h20, est diffusée sur les ondes radio portugaises, la chanson de Zeca Afonso, « Grândola, vila morena ». Cette chanson est le signal. Ce signal est une aurore. Les jeunes « capitaines d’avril » (excellent film) à la tête du Mouvement des Forces Armées lancent alors leurs chars sur Lisbonne afin de mettre un terme à l’une des plus longues dictatures d’extrême droite qu’ait subit un pays.

Cette révolution sera connue sous le nom de « révolution des œillets » car non sanglante et réellement démocratique puisque menée par les fils du peuple ayant juré de remettre le pouvoir aux seules mains du peuple. Des enfants du peuple qui veilleront à ce que cette révolution ne soit accaparée par aucun parti, y compris d’extrême gauche. « On ne va pas passer d’une tyrannie à une autre !» disaient-ils.

Aussi, chaque 25 avril, je m’écoute cette magnifique chanson, dans la version interprétée par la grande Amalia Rodrigues, avec des frissons me parcourant tous les poils de l’épine dorsale. Comme quoi le poil peut s’avérer utile en matière d’émotions. Vous trouverez ci-dessous les paroles de cette chanson, en portugais puis leur adaptation, la mienne, en français.

« 1- Grândola, vila morena... Terra da fraternidade... O povo é quem mais ordena... Dentro de ti, ó cidade. 2- Dentro de ti, ó cidade... O povo é quem mais ordena... Terra da fraternidade... Grândola, vila morena.

3- Em cada esquina um amigo... Em cada rosto igualdade... Grândola, vila morena... Terra da fraternidade. 4- Terra da fraternidade... Grândola, vila morena... Em cada rosto igualdade... O povo é quem mais ordena.

5- À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade... Jurei ter por companheira... Grândola a tua vontade. 6- Grândola a tua vontade... Jurei ter por companheira... À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade.
»

« 1- Grândola ville ensoleillée... Terre de la fraternité... Le peuple est celui qui gouverne... A l'intérieur de ta cité. 2- A l'intérieur de ta cité... Le peuple est celui qui gouverne... Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée.

3- A chaque carrefour une amitié... Sur chaque visage l’égalité... Grândola la ville ensoleillée... Terre de la fraternité. 4- Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée... Sur chaque visage l’égalité... Le peuple y est celui qui gouverne.

5- A l'ombre d'un grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge... J’ai juré d’avoir pour seule compagne... Grândola, ta volonté. 6- Grândola, ta volonté... J'ai juré d’avoir pour seule compagne... A l'ombre d'un très grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge. »

SILgueiro Maia

samedi 24 avril 2010

Immigration turque : Erdogan prône la colonisation (attention qui dit colonisation dit décolonisation)


À l’évidence l’humour à la Dieudonné fait des ravages car voici que Messire Erdogan, le très islamicool Premier ministre turc, se lance dans le turcomique de répétition. De passage à Paris, le 7 avril dernier, celui-ci nous a refait, comme lors de ses visites en Allemagne ou en Belgique (voir le précédent billet « recel de crime contre l’humanité »), le coup de « l’assimilation des communautés turques est un crime contre l’humanité ».

C’est qu’il s’y connaît en crimes contre l’humanité, le dirigeant turc. Il n’a que ce mot à la bouche d’ailleurs. Certes, non pas pour reconnaître les génocides perpétrés sur les Arméniens et les assyro-chaldéens de Turquie, il y a presque un siècle. Les 100 000 descendants des survivants du génocide, toujours présents en Turquie, ayant même été traités récemment par lui de « clandestins », et menacés d’expulsion si la communauté internationale continue à vouloir reconnaître ce crime contre l’humanité. Ni même pour cesser l’occupation et la colonisation du nord de Chypre. Ou encore demander à son « cher ami » Ahmadinejad de cesser ses discours négationnistes et antisémites.

En fait, le sieur Erdogan préfère utiliser le terme de « génocide » pour qualifier ce qui se passe à Gaza, ou en Europe à travers l’assimilation des immigrés turcs (c'est sûr qu’on les a déportés chez nous, tous nos Turcs).

Il est vrai que le Premier ministre Erdogan préfère à l’assimilation, l’intégration, selon une définition toute personnelle de ce mot.

C’est ainsi qu’il encourage les immigrés et enfants d’immigrés turcs à prendre la double nationalité afin de porter les intérêts turcs au sein des pays d’accueil, et y « répandre les valeurs comme les prénoms turcs ». En gros, ils sont priés de devenir, au mieux une société parallèle, au pire des colons chargés de turquifier nos nations. Une drôle de définition de l’intégration qui apparemment trouve preneur chez nos Turcs.

Et moi, en bon fils d’immigrés, qui très logiquement pensais que l’on quitte son pays parce que celui-ci est incapable de nous fournir les moyens de vivre, ou dignement, ou libre, ou tout court. Et que par conséquent, on se doit de respecter et d’intégrer les valeurs du pays qui accepte de vous accueillir, au lieu de chercher à y répandre des valeurs pour partie pourries ou en tout cas répulsives. Au moins le temps que les choses changent chez vous, ou bien le temps nécessaire pour amasser de quoi retourner (mieux) vivre dans votre pays d’origine. Ou alors plus définitivement et totalement, si vous estimez qu’aucun avenir n’est possible là-bas, ou que votre place comme celle de votre descendance est ici, dans ce pays à qui vous devez tant. Mais apparemment, je dois être trop logique ou pas être assez colon dans l’âme.

L’aspect le plus ironique dans tout ça étant que ce genre de gentil dirigeant n’a même pas à cacher ses intentions, n’est même pas obligé de faire dans l’ambiguïté. Cela en est même confondant de naturel et de franchise. C’est dire notre position de faiblesse sur toutes ces questions et le niveau d’estime dans lequel ce genre de lascar nous tient.

Méthode aSILmil

vendredi 23 avril 2010

Ernesto Caguevara : Chier Guevara


Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l'attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d'affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l'installation d'une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l'Ouest empêche les communistes d'installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.

Comme indiqué dans la phrase introductive, c'est également dans ce contexte que doit être jugée l'action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces derniers temps aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l'un de ses héritiers. Comment juger le Che ?

Peut-on en vouloir à ce petit aristocrate argentin d'avoir été ému par la misère qui sévissait aussi bien sur son continent que dans une grande partie du monde ? Peut-on le blâmer de détester la dictature et d'avoir voulu changer les choses y compris par la lutte armée ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi devrait-on chier Guevara, me demanderez-vous ? Élémentaire mes petits cocos. Parce qu'à l’inverse d’autres révolutionnaires, il n'a jamais eu pour objectif de remettre le pouvoir entre les mains du peuple mais de l'exercer en son nom. Parce qu'il a combattu la dictature au nom d'une autre, pour en installer une autre.

Et oui, qu'il ait dézingué quelques fachos et autres cadres du régime de Batista, y compris après des semblants de procès ou d'une façon bien plus expéditive encore, c'est triste, ce n'est pas mon idéal, mais tout comme la guerre est la guerre, la révolution c’est la révolution. Je ne lui jetterai donc pas la pierre pour ces raisons. Même les plus belles révolutions ont toujours été à deux doigts du bain de sang.

Par contre qu'il ait fait exécuter et ait exécuté lui-même froidement des innocents pour l'exemple, pour le plaisir, parce qu'ils ne lui revenaient pas, ou parce qu'ils contestaient son commandement, comment le justifier ?

Tout comme va excuser, après le renversement de la dictature de Batista, le fait d'écarter les démocrates, de les emprisonner sans aucune forme de procès dans le système de « camps de travail correctif » dont il est l'instigateur et qui sert aujourd'hui encore à emprisonner les opposants au régime castriste mais aussi des « déviants » de toute sorte.

Non, le commandant Guevara n'a jamais été de la trempe d'un révolutionnaire tel que Fernando Salgueiro Maia, ce jeune capitaine du MAF, le Mouvement des Forces Armées, qui le 25 avril 1974, renversait l’infâme régime Salazariste. Lui et ses camarades jurèrent fidélité au peuple portugais, firent la promesse de remettre le pouvoir entre ses seules mains et refusèrent d'abattre une dictature pour en installer une autre. Un Salgueiro Maia ayant toujours eu à cœur d'éviter que le sang coule, y compris celui des caciques du régime, reconnaissant ses limites lorsqu'il recherchait l'appui de ceux qui seraient capables d'éviter l'effondrement du pays et qui n’ambitionna ni titres, ni honneurs, s'effaçant totalement devant l'histoire et le libre choix de son peuple mais pas seulement. Son action allait libérer par la même occasion une demi-douzaine de peuples africains prisonniers jusqu’alors de l’empire portugais. Un révolutionnaire à tel point discret et fidèle à ses idéaux que son nom demeure encore peu connu.

Rien de tout ça chez Guevara. Piètre commandant, piètre gouvernant, infidèle à ses trois femmes, infidèle même à Cuba et son Fidel Castro, ce révolutionnaze n'en demeurait pas moins imbu de lui-même, fidèle finalement qu'à son ego, son arme, son caquetage automatique et sa suite ininterrompue d’aveuglements.

Quel merveilleux penseur que ce médecin admirateur de Staline, capable d'affirmer « celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ». C'était avant de se sentir trahi par les Russes lors de la crise des missiles de Cuba. Il se tourna alors vers l'Asie, la Chine de Mao et son grand bond dans le sang mais aussi la Corée du Nord qui d'après lui était un « modèle dont Cuba devrait s'inspirer ». La Corée du Nord. Intéressant. Finalement, comme tout bon gaucho, il finit par conclure que le seul à avoir raison c'était lui et que la révolution Chubaine était le seul communisme digne d'exportation, notamment en Afrique. Pour ce faire, lucidité encore, il n'hésita pas à s’allier avec des visionnaires tels que le congolais Laurent-Désiré Kabila, futur dictateur…

Une telle pensée pour quel bilan. Le néant ou plutôt rien en dehors de la mort. Car à part son indéniable efficacité en tant que « procureur suprême » lors de l'épuration du régime de Batista, on ne peut pas dire qu'il ait brillé par sa capacité à bâtir. Successivement Dirigeant de l'Institut National de la Reforme Agraire, président de la Banque Nationale de Cuba et ministre de l'industrie, son action ne fut couronnée que d'échecs patents. Ce qui ne l'empêchera pas plus tard de rédiger un traité d'économie. Le Gaucho dans toute sa splendeur. Théoriquement omnipotent mais pathétique en pratique.

Finalement un bel impuissant que ce révolutionnaze. Comme souvent d'ailleurs. L'illustration parfaite de ce principe de mort intrinsèque au marxisme. Une conclusion qui commence à effleurer certains esprits. Alain Souchon en a même fait une chanson, « popopopo ». « Le pistolet sur la tête, du fonctionnaire bête, du paysan analphabète, ce héros romantique, qui aimait le petit déclic, et l'efficacité des armes automatiques ». Une conclusion évidente sauf pour les révolutionnazes du même acabit que je conchie de la même façon. Tiens, allons vider le pot, « popopopo »…

SILgueiro Maia

jeudi 22 avril 2010

Bruno Gaccio : « Dieudonné, le meilleur d’entre nous » (d’entre vous, c’est certain)


image : un sketch ?

Il y a de ça un mois, Bruno Gaccio et Dieudonné étaient les invités de l’autre Zéro de Karl sur BFM (voir la vidéo ici...), afin d’y faire la promotion de leur bouquin « peut-on tout dire ? ». jusque là, rien à dire !

Là où ça se gâte, c’est qu’au cours de cet entretien, on apprend que pour l’autre guignol de Gaccio, Dieudonné serait le meilleur d’entre tous les humoristes (il a du talent, c’est certain), au motif qu’il ose aller là où personne ne va, Israël, Gaza, des gens déguisés en déportés, tout ça, quoi ! Ouah, quel sens de la rebellitude humoristique.

Du coup, je suppose que si j’osais aller sur des sujets où personne, pas même Dieudonné, ne va, que je détrônerai automatiquement le roi des guignols.

En abordant par exemple l’esclavage ou la famine, avec des bonnes blagues du genre « une femme pleure son enfant mort de faim ; sa voisine lui rétorque, et bien mange-le tant qu’il est chaud » (…) « Un esclave allongé dans un navire négrier, à côté des autres dans le pont réservé aux marchandises de premier choix, se plaint des conditions de voyage, la première classe et bien ce n’est plus ce que c’était ».

Ouais, bof, tout bien considérer, non seulement je n’ai pas envie d’en rire, mais surtout, l’idée de détrôner Dieudonné dans sa catégorie, ne me fait pas vraiment rêver. Je laisse ça aux guignols.

Je préfère pour ma part, comme je l'expliquais déjà dans mon billet "un peu d'humouricaud", me foutre de la gueule des antisémites. C’est non seulement un terrain où personne ne va (et oui, citez-moi un seul humoriste goy qui s’attaque aux antisémites ; plutôt étrange, non) mais surtout utile…

SILomon

mercredi 21 avril 2010

Voici comment faire partie du gouvernement galactico-sioniste”


Apprenez messieurs dames qu’hier, à l’occasion du 62e anniversaire de la re-création de l’état hébreu, je passais mon grand oral, la dernière épreuve avant de pouvoir rejoindre le gouvernement occulte galactico-sioniste. Une épreuve au cours de laquelle le jury m’a bien évidemment demandé, les yeux dans les yeux, sans oublier les électrodes qui me reliaient à un détecteur de mensonges, ce que je pense de tout ce qui se passe au cœur de l’empire. En Israël quoi !

Étant donné que j’aime partager et que l’on me demande parfois « què-que-tu penses de tout ça », voici des exemples de billets dont le contenu vous permettra de passer avec succès la même épreuve que moi, car avec succès je m’en suis sorti hier.

Pour ceux qui souhaitent tout savoir, apprenez que le gouvernement occulte m’a chargé de sioniser la frange de notre galaxie actuellement sous occupation des Kligons, une race d’antisionistes notoires…

SILomon

Série « 6 jours pour une éternité » (cliquez sur les titres pour en savoir plus) :

« au premier jour »… « au deuxième jour »…
« au troisième jour »… « au quatrième jour »…
« au cinquième jour »… « au sixième jour »

Série « le grand bal des hypocrites, des criminels et de leurs idiots utiles » :

« faux plans de partage »…
« le bal-estine des hypocrites tourne au marathon »…
« Singapouris, pas tant que ça finalement »…
« plus christique que le peuple hébreu, tu meurs »…
« axe rouge-vert-brun, l’hypocrisie est en marche »…
« du bon usage du bouclier humain par les nazislamistes du Hamas »…
« E-vangile selon Saint Sil, les absurdités du Christianisme »...
« antisémitisme, antisionisme, c’est kif-kif bourricot ».