mardi 15 avril 2008

FIVE O’CLOCK TEA IN CEYLAN


À l’heure où certains de nos journaleux nécrophiles, amateurs de minorités oppressées qui s’avèreront, après étude par des gens sérieux, être des têtes de pont de majorités oppressantes, découvrent la question tamoule, notamment depuis la dernière campagne d’attentats tamouls, toujours en cours, le dernier attentat en date, ayant fait ce 6 avril une dizaine de morts parmi lesquels le ministre sri-lankais des transports, il est temps pour moi de m’arrêter, à l’heure du thé, sur cette question.

TAMIL NADU : GRANDE TAMOULIE

Car manque de bol pour nos journaleux un peu myopes, il s’agit là encore, tout comme pour les Palestiniens, d’une minorité nationale qui s’avère faire partie d’une majorité Régionale en mal d’expansion. Or comme je refuse d’attendre 30 ans pour que nos journaleux exotistes se rendent compte de leur nouvelle connerie, et puisque le Sri Lanka fait partie également de mes tasses de thé préférées, je vous propose la mise au point suivante sur ce coin de la planète.

Les sources officielles établissent que les Sri-lankais, poussés par une brusque envie de soleil et de plages de sable blanc, quittèrent le Nord de L’Inde au 6e siècle avant JC pour prendre possession de l’île. Île qui devint bouddhiste 300 ans plus tard sous l’impulsion missionnaire d’Ashoka, un grand roi du Nord de l’Inde. Les Tamouls ne s’intéressant à cette île qu’à partir du 1e siècle de notre ère. Histoire qui toutefois ne nous explicite ni le pourquoi et le comment de cette venue, ni le bordel qui s’ensuivit et les moyens de le résoudre.

C’était sans compter sur votre serviteur qui se fit interpeller, un beau jour, par un vieil ermite sur le marché local d’une ville du sud du Sri Lanka.

Alors que je cherchais à Matara des épices pour me préparer le soir venu un bon « Kote Rôti », mon plat sri-lankais préféré, un vieil édenté avec une trace de talc au milieu du front m’interpella avec un « soudou poutae ». Un petit diminutif pour dire « mon tendre enfant ». Je lui souris. Il me sourit. Après avoir négocié d’arrache pied le prix de l’histoire pour touristes qu’il voulait me vendre, je restais le reste de l’après-midi à écouter ce qui suit.

Nous sommes en 580 avant JC. Bouddha raconte ses salades, oups, cherche à vendre son régime végétarien à qui veut bien l’avaler. Alors qu’il traverse un royaume situé non loin du Golfe du Bengale, le roi de ce royaume demande à le voir. Ce roi, grand amateur de thé, a eu vent de l’expertise du Bouddha en matière de plantes qui se mangent, se fument et se boivent. Après les longues présentations d’usage, ce roi demande à Bouddha s’il n’aurait pas un bon plan question thé parce qu’il en a marre de devoir l’acheter à « ces fourbes de chinois qui non seulement le vendent à prix d’or mais qui le coupent avec de l’herbe à chat ».

Bouddha dans sa grande sagesse, lui dit que le meilleur thé au monde pousse à l’état sauvage sur « l’île Resplendissante ». Le Roi vague ancêtre de Saint Thomas, ce qui explique au passage pourquoi des juifs s’installeront au 2e siècle dans l’Etat du Kerala, au sud de l’Inde, demande à goûter pour croire.

Bouddha toujours prêt à rendre service et se disant qu’un client satisfait fait toujours un bon converti, exécute l’un de ses miracles attestés par la tradition bouddhiste. Il se téléporte au Sri Lanka. Là, du coté de l’actuelle Kandy, en pleine montagne, il arrache avec les dents quelques branches des meilleurs buissons et revient avec.

Le roi voyant cela mais toujours un peu dubitatif lui demande quelle certitude il peut avoir que ce thé vient bien du Sri Lanka et non pas de l’échoppe de l’autre « merde de vache (insulte singhalaise très prisée) chinoise du coin de la rue». Bouddha répond alors à ce bon roi, qu’il n’a qu’à envoyer un commando de sa garde personnelle pour vérifier ses dires. Ils reconnaîtront le buisson en question à la canine plantée dessus puisque pour ramener ces branches, oubliant dans un moment d’absence nirvanique qu’il disposait de supers pouvoirs, il s’y est pété une dent. Heureusement qu’elles repoussent par miracle car à vrai dire ça lui arrive assez souvent. Petit détail qui apporte enfin une explication plausible aux centaines de dents censées appartenir à Bouddha et vénérées comme reliques dans l’ensemble du monde bouddhiste.

Sur ce, le roi envoie un commando constitué d’une centaine d’hommes. Commando qui longera au pas de course toute la côte indienne depuis le delta du Gange jusqu’au détroit de Palk, rejoindra l’île et trouvera la dent au sommet du Mont Pidurutalagala. Cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie à Pidurutalagala. Marche forcée qui permettra au commando de se rendre compte que cette île est superbe, que les femelles aborigènes ne sont pas terribles mais que sur le continent, de l’autre côté du détroit, il s’y trouve des petites Tamoules pas mal du tout.

C’est ainsi que le chef du commando renvoie un petit contingent pour annoncer au roi leur découverte, qu’il décide de rapter une centaine de dravidiennes comme il l’est raconté dans le récit mythique du « Dipavamsa », et qu’il s’installe avec le reste de sa troupe au centre de l’île, pas très loin du sommet de cette montagne où pousse le thé.

À l’écoute du rapport de ses soldats, le roi est tout ému. Il réunit son conseil sur le champs afin de planifier un exode vers leur île promise. L’île où coule le lait de coco et le thé en infusion. Le jeune frère du roi qui ne fait rien qu’à comploter, comme tous les petits frères, est contre, soi-disant qu’il n’est pas d’accord. Obsédé par le goût de ce thé qui lui est resté gravé sur le palais et motivé par la volonté de faire la nique aux chinois, il use de son joker. « Qui m’aime me suive ». Le deux tiers de son peuple plie bagages et suit son Roi. La partie conservatrice reste et nomme roi le petit frère comploteur.

C’est ainsi que le futur peuple Sri-lankais descend la côte indienne. Arrivé en Tamoulie, le roi demande un sauf-conduit. Le roi Tamoul, fier comme peuvent l’être les fils d’une vieille et brillante civilisation telle que celle des Tamouls, demande à ce barbare à la peau claire venu du nord, ce qu’il vient faire dans les parages avec tout son peuple. Le roi sri-lankais lui raconte que son dieu, amateur de thé, a perdu une dent sur l’île resplendissante et qu’il s’agit là d’une opération de recherche de la dent, tout son peuple étant à peine assez nombreux pour pouvoir ratisser l’île à la recherche de la dent divine. Le roi Tamoul qui n’aime pas le thé et qui n’a aucune dent contre les Sri-lankais, lui accorde le sauf conduit en le prévenant toutefois que sur cette île les tsunamis y sont fréquents et que les sauvages y sont particulièrement sauvages. Il paraîtrait même qu’ils raptent les femmes selon un récent rapport.

Le roi sri-lankais accueille tous ces conseils avec gratitude et remercie le roi tamoul pour le sauf-conduit. Le roi tamoul lui souhaite bonne route, lui demandant juste de lui donner de ses nouvelles en retour ou de lui envoyer un petit bas-relief postal pour lui montrer comment c’est là-bas. Le roi Srilankais repart content d’avoir endormi les Tamouls et en se disant que le propre des vieilles civilisations qui se la pètent est aussi leur suffisance, comme l’absence de méfiance et de curiosité.

Arrivé sur l’île, le roi sri-lankais est aux anges. L’île est superbe, le lait de coco et de tembili coule partout, le thé est divin et l’aborigène se massacre sans grandes difficultés. Pas très loin du sommet de la montagne indiquée par Bouddha, il tombe sur ses soldats et leurs épouses tamoules, qui vivent le parfait amour dans ce petit coin de paradis. Il y installe sa capitale et l’appelle Kandy parce que « au pays de Kandy comme dans tous les pays, on chante, on danse, on rit, y a des plaisants et des gentils ». Quant à la dent de Bouddha, histoire de lui rendre grâce, il construit un temple tout autour.

300 ans passent ainsi. Les rois tamouls n’ayant pas reçu de nouvelles des Sri-lankais, se disent qu’ils se sont fait bouffer par les sauvages et que par conséquent, ils ont bien fait de ne jamais y avoir mis les pieds. Au Nord le grand roi Ashoka débute sa campagne de conquêtes. Pendant ce temps-là, les Sri-lankais vivent au paradis. Leur population et leur royaume s’étendent pendant que les aborigènes se disent qu’ils ont été bien cons de n’avoir jamais pensé à se sédentariser, fabriquer des armes un peu plus sérieuses, et d’apprendre à se battre contre autre chose que les singes du coin.

De conquête en conquête, Ashoka arrive dans un royaume crypto-bouddhiste, avec un roi qui lui raconte une drôle d’histoire de téléportation, d’île Resplendissante et d’exode. Ça tombe bien. Ashoka qui se bat pour que le Monde puisse connaître la paix bouddhiste et qui a besoin de ce royaume ouvrant l’accès au Golfe du Bengale, demande à ce roi sri-lankais du Nord s’il ne veut pas aller voir chez ses frères du sud comment s’y porte le bouddhisme.

Comprenant, cinq sur cinq, le message d’Ashoka, ce roi sri-lankais du nord et le conseil du royaume racontent au Peuple une belle histoire de mission civilisatrice. Soi-disant que la pureté de leur tradition crypto-bouddhiste se doit d’être apportée au Monde, en se réfugiant au sud, chez leurs frères. Rebelote, comme tous les 40 de chaque siècle, direction plein sud.

Arrivés en territoire tamoul, ce roi moins fin que le précèdent demande le droit de passer au prétexte que « Bouddha vaincra ». Le roi tamoul d’alors, civilisé, poli mais qu’il ne convient pas trop de prendre pour une bouse de vache, lui répond que son Bouddha n’a qu’à aller vaincre ailleurs car leur religion hindouiste à eux, est bien plus pure que la leur. Le roi sri-lankais du nord qui n’a pas dit son dernier mot, décide alors de pratiquer un petit « blitz » sorti de derrière les fagots, une attaque éclair en brandissant un svastika, la croix gammée du coin. Soi-disant qu’en bon indo-européen, en vaillant barbare du nord, il ne va pas se laisser emmerder par des bougnoules y compris civilisés et que de toute façon « Bouddha Vaincra ! »

En pleine nuit, les carrioles sri-lankaises du nord, protégées par des chars de combat, forcent le passage et se lancent plein sud, vers le pont d’Adam, une sorte de passage naturel à travers le détroit de Palk, constitué d’îlots et de bancs de sable. Les Tamouls qui n’aiment pas se faire prendre pour de la merde de vache même sacrée, se lancent à leur poursuite.

Au bout de la poursuite, les Sri-lankais du nord arrivent sur l’île mais les Tamouls aussi. Les Sri-lankais du nord demandent alors asile à leurs frères du sud. Asile accordé. Cependant, d’un caractère peu commode, voir même très orthodoxe, ils se mettent rapidement à prendre la tête à leurs cousins du sud, sur ce que serait devenu le Bouddhisme local. Soi-disant que seul leur Bouddhisme à eux, celui du nord, celui du petit véhicule, serait le seul vrai, le seul pur. Les cousins du royaume de Kandy finissent pas les envoyer vivement balader. Les Sri-lankais du nord fondent alors un royaume dissident sur la cote ouest. Royaumes qui se battront souvent entre eux.

Les Tamouls, quant à eux, en découvrant l’île prospère, bien aménagée par les Sri-lankais, nettoyée de ses sauvages, resplendissante en somme, se disent qu’ils ont été particulièrement benêts de ne pas s’en être rendu compte avant. Le roi tamoul tient conseil et annonce à son Peuple qu’à l’instar des barbares venus du nord et maintenant du sud, une civilisation digne de ce nom et aussi vieille que la civilisation tamoule se doit elle aussi de mener une politique d’expansion.

C’est ainsi que les Tamouls commencent leur politique d'expansion qui sous les dynasties Chera, Chola, Etcetera, les portera au nord jusqu’au delta du Gange, au sud-ouest jusqu’en Malaisie et Indonésie et surtout à s'installer définitivement au nord du Sri Lanka, après quelques siècles et moult batailles.

Ça y est, c’est la merde. L’île Resplendissante ne sera plus un paradis puisque tout le monde la voudra pour lui tout seul. Les différents royaumes sri-lankais, les quelques Aborigènes, les Tamouls, les Arabes, les Portugais, les Hollandais, les Anglais et maintenant les touristes, parmi lesquels des pédophiles du monde entier. Il n’y manque plus que les Chinois qui ne devraient pas tarder à arriver…

Après cette histoire, avoir payer ce que je devais à mon vieil ermite, y compris sa bouteille d’Arrack, un alcool local, et avoir reçu en retour une ridicule trace de talc sur le front que je n’étais pas peu fier d’exposer à ma famille sri-lankaise, je me suis mis à méditer sur le sort du Sri Lanka.

Cette île n’avait jamais été unie. Déjà les aborigènes la disputaient aux singes qui y pullulent. Elle ne le serait jamais. La seule illusion d’unité fut apportée par les Anglais. Le seul occupant qui en même temps assuma pleinement la politique du diviser pour mieux régner. Faisant venir encore plus de Tamouls du continent pour travailler dans les plantations, et pour leur octroyer des places dans l’administration aux dépens des Sri-lankais.

Résultat de toute cette histoire. 75% de Srilankais représentant 15 millions d’habitants. 25% de Tamouls, parmi lesquels les 7% de Tamouls musulmans, représentant 5 millions d’humains mais qui réclament 40% de l’île. En ayant à l’esprit que de l’autre coté du détroit s’étend le Tamil Nadu, « La grande Tamoulie », un vaste pays, celui des Tamouls, peuplé de 70 millions d’habitants. 25% de Tamouls du Sri Lanka qui sont donc la pointe de lance de 400% de Tamouls de la grande Tamoulie, et dont la présence continue ces 2000 dernières années ne leur fera jamais lâcher cette terre, tout du moins celle du nord de l’île.

Comme parallèlement, les Sri-lankais n’accepteront jamais de voir cette pointe de lance s’enfoncer dans leur flanc, avec l’aide de la grande Tamoulie, que fait-on ? Octroyer les 40% de terres demandées par les Tamouls dans un cadre fédéral, voir dans un cadre indépendant ? Expulser les Tamouls de toute l’île ? Continuer indéfiniment une guerre non pas civile mais entre deux nations bien distinctes, avec son cortège de massacres, d’exactions, de temples, d’écoles, de bibliothèques saccagées? Croire dans l’illusion d’une unité possible, à l’Indienne, dans un cadre égalitaire ?

L’unité indienne fragile, sans doute maintenue par le fait que chaque nation indienne dispose de son Etat, ce qui règle quand même pas mal de problèmes, n’est pas une solution. D’ailleurs si l’Inde elle-même ne veut pas d’une petite Tamoulie au Sri Lanka, c’est bien parce que certaines populations dravidiennes, la famille linguistique à laquelle appartient le tamoul, une famille s’étendant sur tout le sud de l’Inde, rêvent d’un grand Dravistan.

Fragile en Inde, l’unité est sans doute impossible au Sri Lanka. Chaque Nation antagoniste n’ayant pas de frontière définie au sein de ce petit Etat et rêvant de s’étendre aux dépens de l’autre. Deux nations toujours prêtes à psychoter sur les désirs d’hégémonie de l’une ou l’autre.

Alors, la guerre, avec ses crimes contre les populations, les attentats suicides, le blocage du développement d’une île à fort potentiel, et ce jusqu’au KO de l’une des parties, est-elle la solution ? Dieux, que non !

Doit-on travailler à l’établissement d’une autonomie des régions tamoules ? Bof car deux problèmes se poseront alors. Celui à court terme de savoir qu’elles provinces sri-lankaises seront octroyées aux Tamouls. Et surtout un autre à long terme. Qu’est ce qui empêchera les régions majoritairement tamoules devenues autonomes dans un cadre fédéral où la libre circulation sera la règle, de travailler à leur expansion dans les autres régions sri-lankaises où demeurent de fortes minorités tamoules. Car n’oublions pas, et les Sri-lankais ne l’oublieront jamais, le réservoir à Tamouls que constitue le sud de l’Inde.

Comme par ailleurs l’Inde n’acceptera jamais pour les raisons vues plus haut, la création de cette petite Tamoulie, que faire ?

À vrai dire, en ayant à l’esprit que cette île n’a jamais été unie et qu’elle ne le sera jamais, j’ai bien une idée un peu radicale, à laquelle personne ne semble avoir pensé mais qui risque d’être difficile à faire avaler. Laquelle ? Laquelle ? laquelle ?

La cession ou mieux encore, la vente à l’Inde de la province « Nord » ( au nord de Vavuniya), historiquement tamoule, habitée à une écrasante majorité par les Tamouls.

« COMMENT ?!? »

En cédant à l’Inde la petite Tamoulie, celle-ci se retrouvera rattachée à l’Etat indien du Nadir Tamoul. L’Inde se trouvera ainsi satisfaite dans son désir de maintient de l’Union. En contrepartie, l’Inde garantira la sécurité de la frontière sri-lankaise. Et surtout l’Inde acceptera le retour dans ses frontières de tous les Tamouls de l’île, Tamouls musulmans y compris.

Ainsi, le Sri Lanka redevient homogène, en paix, protégé par son puissant voisin, bénéficiant même de quelques aides ou investissement indiens bienvenus.

Persuadé que l’Inde acceptera cette solution, il ne me reste plus qu’à convaincre les nationalistes-religieux du Sri Lanka. Des durs à cuire. Preuve étant faite encore une fois que même les ultra-orthodoxes d’une religion qui prône le détachement de toutes les tentations de ce monde et la paix absolue, restent attachés au pouvoir et à la guerre, au nom d’une vérité ou d’une pureté puante.

SIL soudou poutae

Cette illustration représente le Dieu Ganesha, un dieu hindouiste vénéré aussi bien par les Tamouls que par les Srilankais. Dieu à tête d’éléphant rose que le Social-démocrate que je suis ne peut que vénérer également.

4 commentaires:

Sijavéssu a dit…

Si tu n'avais pas été si "jeune" j'aurais été proche de la certitude d'avoir trouvé un jumeau... mais non, 150 ans d'écart, là ça n'est pas négociable...
je découvre ton blog et je repasserai, ça c'est sur...

SIL a dit…

" Un frère jumeau", mon cher Social-Democrate Sijavéssu... Qui sait ?!?

Victor a dit…

Caro Sil, j´ai trouvé ton texte très intéressant! Je t´écris c´est quelques ligne que je trouve qui peut en quelque sorte t´intéressé.

O período dourado do Sri Lanka foi no século XII, quando o rei cingalês Prakrama Bahu consegui derrotar os tamis, e por fim consegui unificar a ilha sob o seu governo, e ainda invadiu a Índia e Burma (Birmânia).
No século XV a ilha foi atacada pela China e governada ao longo de 30 anos estando ligado ao imperador chinês.
Os primeiros europeus a visitarem o Sri Lanka foram os portugueses: Dom Lourenço de Almeida em 1505 (existem ainda hoje muitas famílias com nomes de família de origem portuguesa). É claro que muitos cingaleses se converteram ao cristianismo, no entanto a população de maioria budista odiava os portugueses, e apoiariam os holandeses que combateram os portugueses, sendo Colombo conquistada em 1660. Os holandeses controlaram quase toda a ilha, perseguindo os católicos, deixando em “paz” os budistas, os hindus e os islâmicos.

A bientôt
Victor

SIL a dit…

Muito obrigado meu caro Victor,

por acaso encontrei bastantes cingaleses com nomes portugueses, Fernando, Pereira e outros mais...

Mas até a lingua cingalesa contem bastantes palavras portuguesas tais que "Janela", "natal"...

até breve camarada

Sil com saudades da citania de Briteiros