vendredi 20 décembre 2013

Rome : les incontournables (tout ou presque)


- Le Capitole (ci-dessus et ci-dessous)
- Les Fontaines
(de Moïse, des chevaux de mer, place des 4 fontaines, du Triton, de Trevi)
- La piazza Navona (jour et nuit)  - La piazza del Popolo
- Le Colisée - La basilique Saint-Jean-de-Latran
- L'église de la Trinité-des-Monts
- La place Saint-Pierre - Le musée du Vatican
- Les rives du Tibre - Les routes de Rome

Drôle d’impression. Rome est une très belle ville. Cependant il lui manque quelque chose. Je ne sais pas si ce sont toutes ces ruines qui lui donnent un air délabré, en plus de tous ces tags ou papiers gras jonchant le sol, sans compter le prix pour visiter la moindre ruine. 

Serait-ce un symptôme de mon côté forcené de la restauration. Il est vrai que pour moi un monument, comme tout mur, c’est fait pour demeurer debout, en vie. Un Toc d'enfant de maçon portugais sans doute. D’ailleurs si ça ne tenait qu’à moi, les Forums impériaux, le Colisée et les autres monuments du type Acropole (en Grèce), etc, seraient tous restaurés à l’identique. Comme ce serait beau. C’est vrai quoi, ils pourraient s’inspirer de Paris sur ce coup-là. Tous nos monuments antiques sont debout : le siège du Parti Socialiste, Communiste et même l’Arc de Triomphe…

D’ailleurs, histoire de rester dans le monumental, beau comme l’antique, l’endroit qui me manquera le plus à Rome, restera la place du Capitole, et surtout celle de Saint-Pierre. Quelle majestuosité. Quelle sérénité. On pourrait rester des heures place Saint-Pierre. Ça manque de bancs en marbre blanc, mais dieux, ce que l’on y est bien. Et je ne vous parle même pas du musée du Vatican. Certes j’ai trouvé des allures de blockhaus surchargé de graffitis à la Chapelle Sixtine, dont rien de principal dans l’ouvre de Michel-Ange ne ressort, vous écrasant même sous toute cette charge picturale plutôt que de vous élever l’âme comme à Sainte Sophie ou dans la Mosquée Bleue d’Istanbul. Cependant  tout le reste était particulièrement transportant. D’autres églises le sont également, telle la basilique Saint-Jean-de-Latran, avec ses statues de trois mètres représentant de façon titanesque les douze apôtres du Christ. Quelle claque !

Sinon, au rayon améliorations, à mon humble avis, la ville de Rome gagnerait  à mettre en valeur les berges du Tibre. Adorant les balades le long des fleuves, je m’y suis longuement promené. Or je m’y suis senti bien seul. En même temps, je comprends les Romains. Les berges tibérines ont quelque chose de plus lugubre que de sentimental. Elles ne sont pas éclairées. Et les bâtiments longeant la rive ne sont pas des plus seyants. Le rare point de lumière, en plus du Château San Angelo, étant la synagogue en face de l’ile Tibérine.

Parmi les choses que j’aurais le plus aimé, à part écouter cette langue parfaite qu’est l’italien, signalons  cette délicieuse crainte, à chaque fois que l’on veut faire ses lacets, de poser mes pieds sur un monument antique, et par conséquent de le profaner.

Ah l’italien, le parfait idiome, puisque aussi bien fait pour l’amour que pour les coups de gueule. A tel point que j’adore écouter les Italiens se quicher la tête. Même le « va fanculo » a quelque chose de plaisant dans cette langue…

SILius César












Aucun commentaire: