samedi 3 mai 2008

L’ARBRE DE MAI REPUBLICAIN


Tout comme tantôt dans les Landes, en Corrèze, en Bavière, demain après-midi sera planté à Silly, petite ville de Belgique, le traditionnel arbre de mai. Ce rite de fécondité qui remonte à la tradition celtique des fêtes de Beltaine et repris en mai 1790 par la tradition républicaine sous l’appellation fête de l’Arbre de la Liberté, reste vivace chez le Republicoin.

Cette fête est pour moi l’occasion de rappeler deux trois conseils d’arboriculteur républicain à tous nos libéralistes, libertaristes, droit de l’hommistes, égalitaristes, fraternalistes et autres limitistes…

Car il est vrai qu’ils me fatiguent tous ces limitistes ! C’est pour cette raison d’ailleurs que je tiens à rappeler à tous nos penseurs se disant républicains, que si notre République s’est donnée une devise à 3 grosses branches, c’était dans le but de favoriser une photosynthèse puisant ses photons dans l’esprit des lumières ou bien une devise à 3 grosses racines, c’était pour plus de stabilité démocratique.

Comme je rappelle aussi que quand on ne met l’accent que sur l’un des trois ou même sur deux principes, ce sont les autres principes qui morflent et donc le tout, bande de massacreurs à la tronçonneuse.

Et histoire d’être plus clair pour les huîtres d’école de commerce ou les boutonneux inscrits en sciences humanitaristes, développons juste un peu, histoire que les boutures de mon génie suprême puissent prendre chez tous ces Edwards aux mains d’argent plutôt que vertes.

Mes pépères, si vous insistez soit sur le fraternalisme, soit sur l’égalitarisme, c’est la liberté (le souffle créateur du génie humain) qui morfle. De l’autre coté, quand on ne jure que par le libéralisme, ce sont la fraternité (nos devoirs envers les autres) et l’égalité (nos droits personnels) que l’on piétine, ce sont l’équité et la solidarité, les deux ingrédients du ciment social que l’on dissout dans l’acide des égoïsmes.

Alors, bande d’élagueurs compulsifs, en attendant d’être dignes de planter des arbres de la Liberté, vous voudrez bien éviter de me scier l’une des trois banches maîtresses de l’arbre républicain ou de donner des grands coups de pioche autour de ses racines. À quoi peut mener la dévalorisation des métiers Manuels...

SILly

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